verre architechtural 2026 2031

Transcripción

Quand on pense au verre, on imagine souvent juste la fenêtre, transparent, ça laisse entrer la lumière.
Mais si on réalisait que ce matériau-là est en pleine, pleine révolution, qu'il devient intelligent, performant, presque un partenaire dans nos bâtiments.
C'est pas mal ça qui se passe en ce moment.
Et aujourd'hui, on va explorer ça en profondeur, cette transformation assez fascinante du verre architectural.
Pour faire ça, on se base sur un rapport récent, très fouillé. Il compile plein de données des stades gouvernementaux, des infos de l'industrie, et ça trace un portrait pour les années 2026 à 2031.
On va regarder le marché global, oui, mais surtout ce qui se trame ici, au Canada, avec un oeil particulier sur le Québec qui semble très dynamique.
L'objectif, c'est de comprendre ce qui tire tout ça.
La construction durable, la techno, c'est quoi les types de verres qui montent, les innovations qui marquent et comment le Québec, justement, se positionne là-dedans, avec des entreprises locales qui innovent pas mal.
Alors c'est parti.
Décortiquons ça ensemble.
Ok, pour commencer, prenons un peu de recul.
Le marché mondial du verre architectural, c'était immense.
On parle d'une valeur estimée à quasiment 85 milliards de dollars US pour 2024.
Puis les projections, ça monte jusqu'à 155 milliards d'ici 2033.
Ça, c'est un taux de croissance annuel composé, le fameux TCAC, de 6,8 %. C'est quand même pas rien comme croissance.
Les moteurs derrière ça, c'est assez clair, l'urbanisation qui continue partout, puis ce besoin qu'on a de bâtir des édifices pas juste beaux, mais aussi très performants côté énergie.
C'est tout à fait ça.
Et quand on zoome sur l'Amérique du Nord, la dynamique est un peu différente, mais c'est aussi super intéressant.
C'est un marché qu'on dit plus mature, estimé à 78 milliards US en 2024, puis on vise à peu près 104 milliards pour 2033.
Donc le TCAC est plus doux, autour de 3,23 %. Par contre, ce qui est frappant ici, c'est vraiment le rôle de l'innovation et de plus en plus des réglementations environnementales.
Ça, ça devient un vrai levier pour adopter des nouvelles technologies de verre.
Vous parlez des règlements comme moteur, on pense à LEED, Energy Star, ce genre de choses.
Pour ceux qui connaissent moins ça, qu'est-ce que ça change concrètement pour le choix du verre dans un projet?
C'est une excellente question.
Ces certifications-là, ce n'est pas juste des beaux logos sur une brochure.
LEED, par exemple, ça évalue la performance environnementale globale d'un bâtiment, l'énergie, l'eau, les matériaux utilisés, même la qualité de l'air à l'intérieur.
ENERGY STAR, de son côté, ça cible vraiment l'efficacité énergétique des produits eux-mêmes, comme les fenêtres, les portes vitrées.
Alors, pour obtenir ces sauts-là, les architectes, les constructeurs, ils n'ont pas le choix d'aller vers des matériaux très performants.
Le verre à haute efficacité, comme le low-heat, dont on va sûrement reparler, ça devient quasi incontournable.
Ça fait que ces normes-là, elles poussent directement l'industrie à innover, à offrir des produits toujours meilleurs.
Les États-Unis, c'est sûr qu'ils dominent le marché nord-américain à plus de 82 %, mais le Canada suit très près cette tendance vers la performance, la durabilité. Et au-delà de la technique, de la performance pure, look, l'esthétique, ça reste super important, non?
On voit cette tendance forte vers le maximum de transparence, les immenses baies vitrées pour que la lumière rentre partout.
Oui, tout à fait.
C'est clair, les architectes cherchent à créer des espaces lumineux, ouverts, connectés avec l'extérieur.
Que ce soit dans les grandes tours à bureaux ou même dans le résidentiel plus haut de gamme, le vert, c'est un outil de design majeur.
Mais attention, cette quête de performance et de beauté, ça ne vient pas sans défi.
Il faut quand même souligner que produire du verre, ça prend beaucoup d'énergie, puis la volatilité des prix de l'énergie, des matières premières comme la silice, ça a un impact direct.
Le rapport mentionne même une hausse des coûts de production d'environ 15 % juste en 2023.
Oui, puis ça, c'était exacerbé par les tensions sur les chaînes d'approvisionnement.
15 % en un an, c'est énorme.
Est-ce que le rapport dit un peu comment les fabricants ou les constructeurs absorbent ça?
Est-ce que ça freine des projets ou l'adoption de technologies qui coûtent plus cher?
Le rapport ne va pas dans le détail des stratégies de chaque entreprise, mais c'est clair que cette pression-là, elle se répercute en partie sur le prix final des projets.
Ça peut complexifier l'équation économique, c'est sûr, surtout quand on veut intégrer des vitrages très avancés.
Un autre défi important qui est mentionné, c'est le besoin de main-d'œuvre qualifiée.
Ah oui?
Ben oui.
Installer correctement des systèmes de mur rideau complexe, du verre intelligent ou même juste du triple vitrage, ça demande une expertise pointue.
Puis le manque de personnel formé, ça peut causer des retards sur les chantiers ou freiner le déploiement de certaines innovations, même si elles sont disponibles techniquement.
OK, je vois.
C'est clair pour la dynamique nord-américaine.
Oui.
Innovation, règlements, mais aussi défis de coûts et de main-d'œuvre.
Comment ça se reflète ici, spécifiquement au Canada?
On retrouve les mêmes forces.
Absolument.
Le Canada, on a une industrie de la construction vraiment solide.
On parle de plus de 79 milliards de dollars d'investissement juste pour 2024.
C'est un marché qui porte bien le verre architectural.
Le segment précis des façades, des murs-rideaux, au Canada, on l'estime à peu près à 9,25 milliards US, avec une croissance annuelle prévue de plus de 5 %. Puis pour donner une idée de l'écosystème, Statistique Canada comptait environ 2250 entrepreneurs en vitrier au pays en juin 2024.
C'est un secteur bien implanté. Exact.
Et quand on regarde les types de verre qu'on utilise au Canada, on voit vraiment comment le produit s'est adapté à nos besoins, surtout notre climat.
Le verre à faible émissivité, le Lowe, s'est rendu pratiquement à la norme.
C'est un revêtement microscopique qui réfléchit la chaleur infrarouge.
En gros, ça garde le chaud dans l'hiver, puis ça bloque le chaud dehors l'été. C'est crucial pour l'efficacité énergétique ici.
Ça peut couper les pertes de chaleur par les fenêtres de jusqu'à 30 % par rapport à du verre ordinaire.
Ce type-là représente une grosse part du marché, à peu près 38 % du volume.
Puis à côté de ça, t'as le segment encore plus gros du verre qu'on appelle spécial.
Ça, c'est presque 45 % du volume.
C'est-à-dire?
C'est une catégorie un peu fourre-tout pour plusieurs produits importants.
D'abord, le verre trempé. Lui, il est traité à la chaleur pour être beaucoup plus résistant au choc.
Puis s'il casse, il fait des petits morceaux pas trop coupants.
C'est essentiel pour la sécurité. Ensuite, tu as le verre feuilleté. Ça, c'est deux feuilles de verre ou plus collées ensemble avec un film plastique au milieu.
C'est super bon pour la sécurité anti-infraction, mais aussi pour couper le bruit.
Fait intéressant, le rapport dit que c'est le verre feuilleté qui a la croissance la plus rapide en Amérique du Nord, autour de 7,1 % de TAC-AG.
Ah oui?
Oui, probablement à cause des besoins croissants en sécurité et en confort acoustique, justement.
Et finalement, dans ce grand groupe du spécial, il y a les unités de verre isolant, les IGU, ce qu'on appelle les thermos dans le langage courant.
Oui, les thermos.
Voilà. C'est typiquement deux ou trois vitres séparées par un espaceur avec de l'air ou un gaz inerte comme l'argon entre les deux.
Eux, ce sont les champions de l'isolation thermique et acoustique.
D'ailleurs, ils dominent le marché nord-américain en revenus, à peu près 45 % de la valeur.
Pour donner une idée, on estime qu'il s'en est produit environ 400 000 unités au Canada en 2023.
C'est fou toute cette diversité. On comprend que choisir son verre, c'est jamais banal.
Ça dépend vraiment si on priorise la chaleur, la sécurité, le bruit ou un mix de tout ça.
Puis où est-ce qu'on retrouve ça principalement, ces différents types de verres?
La plus grosse part, ça va dans le commercial et le non résidentiel.
Ce secteur-là, c'est environ 52 % du marché en Amérique du Nord.
Pense au tour de bureau moderne, au centre d'achat, aux hôpitaux, aux écoles.
Tous ces bâtiments ont des grosses exigences en performances énergétiques, souvent liées aux certifications comme l'IDE dont on parlait, mais aussi en sécurité, puis en loques.
Le verre architectural est partout là-dedans.
Cela dit, le résidentiel, c'est pas négligeable non plus, loin de là. Au contraire, le rapport le signale comme ayant la croissance la plus rapide, genre 6,8 % de TCAG en Amérique du Nord.
Il y a plusieurs raisons.
La demande pour des maisons plus écoénergétiques, L'effet des subventions gouvernementales pour les rénaux, on va y revenir, mais aussi les tendances design, t'sais.
Les grandes fenêtres, les portes patio pour faire entrer la lumière, connectées avec d'or.
D'ailleurs, au Québec, on a vu les dépenses en construction résidentielle faire un bond assez impressionnant.
Presque 14,8 % de plus en 2024 qu'en 2023.
Ça montre que ça bouge pas mal dans ce coin-là. Justement, en parlant du Québec, le rapport semble dire que la province, c'est pas juste un gros marché, mais c'est aussi un pôle d'innovation dans le domaine.
Effectivement.
Le Québec a une industrie du verre et de la fenestration qui est bien établie, avec un accent assez fort sur l'innovation.
Il y a des joueurs industriels d'importance, une association sectorielle qui est dynamique, l'ARVFQ, l'Association de vitrierie et fenestration du Québec, qui aide à structurer puis à promouvoir le secteur.
Un exemple très concret de cette capacité d'innovation, c'est une entreprise comme TechniWall, qui est basée à Montréal.
Eux, ils sont pionniers dans le développement de murs architecturaux en verre qui sont démentables et modulaires.
Ah oui, intéressant!
Oui, leur approche est pas mal.
Leur slogan, c'est « Let there be light ». Ça montre bien leur focus sur la transparence, la flexibilité. Leur système T100, par exemple, c'est du verre simple, pleine hauteur, avec des profilés très minces, sans poteaux verticaux.
Ça crée des espaces intérieurs super lumineux, très épurés.
C'est une solution qui colle parfaitement aux tendances actuelles d'aménager des bureaux plus flexibles et à la popularité de la construction modulaire.
On sent qu'ils ne font pas juste suivre, ils anticipent un peu les besoins du marché. C'est vrai que cette idée de modulaire, de flexible, on l'entend partout en ce moment.
La construction modulaire où on fabrique des bouts en usine, ça a un potentiel fou.
Le rapport dit qu'au Québec, ce serait genre 15 % des constructions.
C'est déjà ça, mais c'est loin du 80 % qu'on voit en Scandinavie.
Il y a de la place pour grandir là. Puis dans les bureaux, la pandémie a accéléré le besoin d'espace qui s'adapte.
Le marché canadien des bureaux flexibles pourrait atteindre 1,75 milliard de dollars d'ici 2029.
C'est une croissance annuelle de plus de 7,5 %. Tout à fait.
Et cette tendance-là, ça profite déjà immédiatement à des solutions comme celle de TechniWall.
Les chiffres pour les murs modulaires, en général, y parlent d'eux-mêmes.
Le marché mondial pourrait passer de 13 milliards de dollars en 2024 à plus de 28 milliards d'ici 2032.
Ça, c'est un TACG de plus de 10 %. Puis, plus spécifiquement, les systèmes de cloison modulaire en verre, leur marché mondial pourrait doubler pour atteindre 2,5 milliards US d'ici 2033.
Sachant que l'Amérique du Nord est le plus gros marché pour ça, ça place les entreprises québécoises innovantes dans ce créneau-là, dans une position très stratégique pour aller chercher une partie de cette croissance.
Ok.
Projetons-le un peu maintenant, vers 2026-2031, la période que le rapport couvre.
C'est quoi les grandes tendances, les innovations qui vont vraiment façonner l'avenir du verre architectural?
La durabilité, j'imagine que ça reste central, mais peut-être différemment.
Oui, la durabilité prend une dimension plus large en effet.
On dépasse la simple efficacité énergétique du produit une fois installé. On regarde tout son cycle de vie.
L'utilisation de verres recyclés, on appelle ça le calcin, ça devient un enjeu majeur.
Le rapport souligne que chaque tonne de calcin utilisé, ça sauve environ 500 kilos de CO2, puis presque 30 % d'énergie, par rapport à la production avec des matières premières vierges.
Les entreprises sont de plus en plus transparentes là-dessus.
Elles fournissent des déclarations environnementales de produits, les DEP.
DEP, OK.
Oui, ces DEP, ça aide les concepteurs à faire des choix plus éclairés, puis à viser des certifications environnementales exigeantes comme LEED ou même BOMABEST.
BOMABEST, elle, se concentre plus sur la gestion environnementale et l'excellence opérationnelle des bâtiments qui existent déjà. C'est fascinant de voir comment l'industrie intègre cette responsabilité environnementale à un niveau plus fondamental.
Une autre innovation dont on entend parler de plus en plus, c'est le verre intelligent, le Smart Glass, du verre qui change ses propriétés sur commande.
Exactement.
C'est un domaine en plein, plein essor.
Il y a plusieurs technologies.
Le verre électrochrome, il peut se teinter graduellement pour contrôler l'éblouissement, la chaleur du soleil.
Le verre PDLC, c'est Polymer Dispersed Liquid Crystal, lui, il passe instantanément de opaque à transparent.
Idéal pour l'intimité dans une salle de réunion, une chambre d'hôpital.
Wow!
Puis il y a aussi des verres thermochromiques ou photochromiques qui réagissent tout seuls à la chaleur ou à la lumière.
Le marché mondial du verre intelligent, ça pourrait dépasser les 15 milliards de dollars d'ici en 2027.
Ce chiffre-là, ça montre bien que c'est plus juste de la science-fiction ou un luxe pour quelques projets de prestige.
Ça devient un outil stratégique pour l'efficacité énergétique, le confort.
Donc on va le voir se démocratiser pas mal plus vite qu'on pense.
Puis la techno, ça n'arrête pas là. Il y a même du verre qui produit de l'électricité. Le verre photovoltaïque, le PV, intégré au bâtiment.
C'est ça.
On intègre des cellules solaires, souvent semi-transparentes, directement dans les panneaux de verre, des façades, des verrières.
Comme ça, le bâtiment participe à sa propre production d'énergie.
C'est encore une niche, mais le potentiel est énorme, surtout pour les gros immeubles commerciaux.
Le rapport mentionne d'ailleurs une innovation canadienne prometteuse là-dedans, celle de la compagnie Edgehog.
Edgehog?
Oui.
Ils développent une nanotexturation de la surface du verre.
En gros, ça réduit les reflets et ça augmente le rendement des cellules solaires intégrées jusqu'à 12 %. Incroyable.
Pensez que la façade d'un building pourrait devenir une source d'énergie importante.
Tout à fait.
Et ce qui est intéressant, c'est de voir comment Toutes ces avancées, l'efficacité énergétique poussée, le verre intelligent, la production d'énergie, comment tout ça converge avec les tendances en esthétique et en bien-être des occupants?
On parle beaucoup de design biophilique, cette approche qui veut renforcer le lien entre les gens dans un bâtiment et la nature d'or.
Bien sûr.
Le verre joue un rôle clé là-dedans en maximisant la lumière naturelle, les vues.
On cherche aussi une transparence toujours plus grande.
Par exemple, avec du verre à faible teneur en fer.
Ça s'enlève la petite teinte verdâtre qu'on voit des fois dans le verre standard pour un rendu plus neutre, plus cristal.
Puis la tendance au minimalisme reste forte.
Des cadres de fenêtres, de murs rideaux de plus en plus fins, des systèmes épurés comme le T100 de TechniWall dont elle a parlé. Il y a une vraie synergie entre la techno, la durabilité et ce désir fondamental d'avoir des espaces de vie, de travail plus sains, plus agréables.
Bien sûr, tout ça, ça ne se développe pas dans le vide.
Il y a un cadre réglementaire.
Les codes du bâtiment, le Code national, le Code de construction du Québec, puis les normes techniques comme celles de l'ONGC, l'Office des normes générales du Canada.
Oui, ces codes et ces normes sont absolument cruciaux.
Ils dictent pas juste les niveaux de performances énergétiques à atteindre, mais aussi les exigences de sécurité. Par exemple, ils précisent où c'est obligatoire d'utiliser du verre de sécurité tempéré ou feuilleté pour éviter les blessures si ça case ou s'il y a un impact.
Ces règles assurent un standard de qualité et de sécurité pour tous les projets.
Et pour encourager à aller plus loin que le minimum, surtout dans le résidentiel, les gouvernements donnent un coup de pouce financier, non?
Oui, et c'est un levier très important.
Les programmes de subvention jouent un rôle clé pour accélérer l'adoption de technologies plus performantes, qui coûtent souvent plus cher à l'achat.
Au fédéral, on a l'initiative et le prêt canadien pour des maisons plus vertes.
Ça peut aller jusqu'à 5 000 $ en subvention, puis un prêt sans intérêt jusqu'à 40 000 $ pour des rénaux écoénergétiques majeurs.
Et le remplacement des fenêtres par des modèles homologués Energy Star, c'est une dépense admissible très populaire.
Et au Québec, plus spécifiquement?
Le Québec a aussi ses propres programmes, très efficaces.
Le plus connu, c'est sans doute Réno-Climat.
Ah oui, Réno-Climat.
Oui, c'est géré par le ministère de l'Environnement.
Ça offre une aide financière directe pour différents travaux de réno énergétique.
Puis il y a une aide spécifique pour remplacer les fenêtres et les portes par des modèles certifiés Energy Star, genre 150 $ par ouverture.
Il y a aussi le programme Logis Vert d'Hydro-Québec, puis le programme Chauffer Vert, qui encourage aussi l'amélioration de l'efficacité énergétique.
Est-ce qu'on sent que ça a un impact réel, ces programmes-là, sur les décisions des propriétaires sur le marché du verre résidentiel?
Ah absolument!
Ces incitatifs rendent le coût supplémentaire initial des fenêtres très performantes beaucoup plus gérable pour les ménages.
Ça stimule directement la demande pour du verre low-e, du triple vitrage ou d'autres solutions écoénergétiques.
C'est un moteur de marché qui est indéniable, surtout pour la rénovation résidentielle.
Alors, si on essaie de faire une synthèse de tout ça, ce qui ressort vraiment de notre discussion, c'est que le verre architectural, c'est loin, loin d'être juste un matériau passif.
Il est au cœur d'une transformation majeure.
Il devient plus intelligent, plus durable et plus essentiel que jamais au design, à la performance de nos bâtiments.
Les perspectives de croissance sont solides et le Canada, avec le Québec comme pôle d'innovation important en pense à des entreprises comme TechniWorld, est bien positionné pour jouer un rôle clé là-dedans.
Le verre, il fait plus que juste nous laisser voir à travers les murs.
Il façonne activement comment nos bâtiments fonctionnent et comment on y vit.
C'est une excellente synthèse, oui.
Et si on pousse la réflexion juste un petit peu plus loin là, au-delà des prévisions à court terme, avec l'intégration de plus en plus poussée de technologies comme le verre intelligent qui module lumière et chaleur, puis le verre photovoltaïque qui produit de l'énergie, on peut se demander jusqu'où ça va aller l'interactivité de nos bâtiments.
Est-ce qu'on pourrait imaginer dans un avenir pas si lointain des façades qui non seulement gèrent l'énergie et la lumière toutes seules, mais qui pourraient aussi afficher de l'information, réagir de manière dynamique aux conditions dehors ou aux besoins des gens dedans?
Peut-être même changer d'apparence.
À quel point nos bâtiments pourraient devenir des entités vraiment réactives qui redéfiniraient notre relation fondamentale avec l'espace construit?
C'est une perspective qui ouvre la porte à des possibilités assez vertigineuses pour l'avenir de l'architecture et de notre environnement bâti.

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